Karl Aegerter
Né à Bâle (Suisse) le 16 mars 1888.
Meurt à Bâle (Suisse) le 5 décembre 1969.
Suisse · Expressionnisme social et paysage · peinture, dessin, graphisme, illustration et fresque
Karl Aegerter (Bâle, 16 mars 1888 – Bâle, 5 décembre 1969) est un peintre, dessinateur, graphiste, illustrateur et muraliste suisse dont l’œuvre associe engagement social et paysage expressif. Issu d’un milieu modeste, il effectue un apprentissage de peintre décorateur avant de se former à Munich auprès de Heinrich Knirr et à l’Académie des beaux-arts.
De retour à Bâle en 1926, Aegerter mène de front activité artistique et engagement public. Il est membre et secrétaire du Parti communiste bâlois jusqu’au milieu des années 1930, puis rejoint le Parti socialiste. Il siège au Grand Conseil de Bâle de 1932 à 1941 et devient juge à partir de 1948.
Il préside durant de nombreuses années la section bâloise de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses.
L’être humain occupe une place centrale dans son œuvre. Aegerter représente mutilés de guerre, réfugiés, chômeurs et personnes frappées par la pauvreté, donnant à ses dessins et peintures une forte dimension sociale. Son autre grand domaine est le paysage, notamment les Grisons.
Le Dictionnaire historique de la Suisse souligne que ses paysages constituent aujourd’hui la partie la plus convaincante de son œuvre et relève l’influence expressive d’Edvard Munch.
Sa carrière est solidement ancrée dans la vie artistique bâloise. Une exposition anniversaire à la Kunsthalle Basel en 1950 réunit Aegerter avec Jacques Düblin, Emil Knöll, Karl Moor et Walter Schneider ; en 1959 la Kunsthalle le présente avec Niklaus Stoecklin. Le Kunstkredit Basel-Stadt conserve des œuvres de Karl Aegerter et le Staatsarchiv Basel-Stadt conserve une documentation importante sur sa carrière.
Le marché est régulier en Suisse. Swiss Art Gallery documente notamment CHF 2’400 pour une vue de la Rheinschlucht bei Versam en 2011, CHF 1’400 pour une Winterlandschaft in Graubünden en 2012 et CHF 550 pour Engadin chez Germann en 2011. Sotheby’s a estimé un autoportrait d’atelier CHF 6’000–8’000 en 2007 et une vue de la Viamala CHF 6’000–7’000 en 2009.
Les paysages grisons ambitieux et les compositions sociales fortes constituent les deux pôles du marché.
