Hans Leu le Jeune
Né en 1490.
Meurt en 1531.
Suisse / lié à la scène suisse
Peintre zurichois né vers 1490, Hans Leu le Jeune se singularise, selon les sources, par un art enraciné dans la tradition sacrée médiévale et par une représentation de la nature imprégnée de panthéisme. Sa trajectoire articule un héritage familial, des séjours en Allemagne et une adaptation forcée aux événements religieux — des éléments documentés qui expliquent en partie la dispersion et la destruction d’un grand nombre de ses œuvres.
Né à Zurich vers 1490 et fils du peintre Hans Leu l'Ancien, il apparaît d’abord dans les sources comme membre d’un atelier familial. Il se forme vraisemblablement dans l’atelier paternel et y est mentionné comme assistant dès 1504. Il effectue ensuite un séjour à Nuremberg où il découvre les œuvres d’Albrecht Dürer et d’Albrecht Altdorfer.
Un séjour auprès de Hans Baldung à Fribourg-en-Brisgau est également rapporté avant son retour à Zurich. Il revient à Zurich en 1514. La rareté des commandes l’amène à s’enrôler et à combattre à la bataille de Marignan en 1515.
En 1523, il est témoin d’épisodes d’iconoclasme qui conduisent à la destruction de la plupart de ses œuvres sacrées et de presque toutes celles de son père. Face à ces événements, il manifeste d’abord une opposition à la nouvelle foi protestante et s’installe à Lucerne. En 1526, il s’adapte aux nouvelles conditions et rejoint la réforme protestante de Zurich.
Le corpus connu comporte, parmi les pièces citées dans les sources, une Crucifixion du Christ datée après 1515, un Portrait d'un inconnu daté vers 1516 et la composition Orphée et les Animaux datée 1519; certaines œuvres attribuées portent la marque de l'œillet, association signalée aux « Maîtres à l'œillet », tandis que le style général est décrit comme conjuguant tradition sacrée et une vision de la nature marquée par une sensibilité panthéiste.
Du point de vue privé, les sources indiquent qu’il s’est marié deux fois, d’abord avec Verena Ott (fille de Hermann, conseiller municipal de Zurich), puis avec Margreth Haldenstein.