Naissance : 1903Décès : 1991Nationalités documentées : France
Peintre né à Dax en 1903 et mort à Venise en 1991, Léon Gischia passe de l’étude de l’histoire de l’art et de l’archéologie à une pratique qui se transforme, au fil des décennies, de la figuration vers une abstraction géométrique. Après ses études secondaires à Dax, il étudie ces disciplines à Bordeaux, puis prépare l’École normale supérieure au lycée Louis-le-Grand, à Paris ; en 1921, il choisit la peinture et s’inscrit à l’Académie moderne, où enseigne Émile Othon Friesz. De 1927 à 1930, il séjourne aux États-Unis et réalise des dessins publicitaires. En 1937, il participe au Salon des Jeunes Artistes et contribue, avec Fernand Léger, à la décoration du Pavillon des Temps nouveaux de Le Corbusier pour l’Exposition universelle de Paris ; l’année suivante, il présente sa première exposition personnelle à la galerie Jeanne Bucher.
La source biographique distingue plusieurs étapes dans son œuvre. De 1917 à 1942, Gischia travaille principalement le paysage, la nature morte et le portrait, tout en réalisant de nombreux dessins. Entre 1942 et 1946, les objets et les figures sont traités en larges aplats sous une lumière égale ; de 1946 à 1960, son langage évolue, sur des thèmes similaires, jusqu’aux limites de l’abstraction. À partir de 1960, cette évolution prend, selon la même source, la forme d’une « géométrisation vivante ». Membre fondateur du Salon de Mai, il y participe de 1945 à 1957. Sa rencontre avec Jean Vilar, en 1943, ouvre un autre volet de son activité : dès 1945, il collabore avec lui pour Meurtre dans la cathédrale, présenté au théâtre du Vieux-Colombier. Entre 1947 et 1963, il réalise les décors et les costumes d’une trentaine de pièces pour le Théâtre national populaire dirigé par Vilar.
En 1963, Gischia s’installe à Venise après avoir échangé son atelier parisien avec celui du peintre Zoran Mušič. En 1968, il reçoit la commande de deux panneaux monumentaux en lave émaillée destinés à encadrer l’entrée de la faculté des Sciences de Jussieu. Des œuvres de l’artiste figurent, d’après la source biographique, dans les collections du Centre Pompidou, de la National Gallery of Art de Washington et du Victoria & Albert Museum de Londres. Son activité comprend également des publications consacrées aux arts et à la sculpture : il signe avec Lucien Mazenod et Jean Verrier Les Arts primitifs français : art mérovingien, art carolingien, art roman, paru en 1938, puis publie avec Nicole Vedrès La Sculpture en France depuis Rodin en 1945. Un catalogue de vente documente par ailleurs une Composition à l’huile sur toile, de 45 × 65 cm, signée au verso, titrée et numérotée, et portant la date « (19)74 ». La provenance qui y est indiquée passe par la galerie Anton Meier à Genève, puis par une propriété privée en Suisse.
Cette fiche réunit les repères d’identité de Léon Gischia et les références de tableaux, dessins et œuvres sur papier retrouvées dans les catalogues de ventes.
5 références sont documentées auprès de Dobiaschofsky, Germann, Schuler. Chaque notice renvoie à sa source ; les montants ne constituent pas une estimation générale de l’artiste.
Notice documentaire SwissArtGallery, rédigée à partir des sources citées. Les titres, techniques et mentions sont proposés dans la langue de la fiche ; le texte original du catalogue reste accessible dans chaque notice. Documentation mise à jour : 2026-10-19