Peintre belge de paysages, de portraits et de natures mortes, Isidore Verheyden inscrit sa pratique dans une formation académique bruxelloise avant de se consacrer à la peinture de plein air à Tervuren. Né à Anvers en 1846, il meurt à Ixelles en 1905. À partir de 1857, il étudie à l’Académie de Bruxelles le dessin linéaire, le dessin décoratif, puis le dessin d’après des modèles antiques ; Joseph Quinaux y est son premier professeur, avant qu’il ne rejoigne en 1866 l’atelier de Jean-François Portaels. Il expose pour la première fois au Salon de Bruxelles en 1863, avec Vue prise dans le Condroz.
À Tervuren, où il côtoie Hippolyte Boulenger, Verheyden s’oriente vers le plein air et est associé à l’École de Tervueren. D’avril 1874 à février 1884, il vit à Hoeilaart, sur le Dumberg, dans une maison dont il a lui-même dessiné les plans. Les paysages forestiers et les scènes campagnardes qu’il peint alors prennent leur sujet dans l’environnement qui l’entoure. La source décrit une palette qui devient progressivement plus gaie et colorée, ainsi qu’une touche évoluant vers l’impressionnisme. Dans de petites études, il s’essaie ponctuellement à une écriture proche du tachisme, sans s’engager durablement dans le néo-impressionnisme ni le pointillisme.
En 1876, Anna Boch rencontre Verheyden et étudie auprès de lui la peinture de plein air, notamment la touche, la structure et le chromatisme ; il réalise ensuite son portrait, présenté à l’exposition du Groupe des Vingt en 1884. Admis à l’unanimité au Groupe des Vingt en novembre 1884, il participe à ses expositions, puis démissionne en mai 1887 pour des raisons présentées comme strictement personnelles. Il remporte une médaille d’or au Salon de Gand en 1880 et est reçu chevalier de l’Ordre de Léopold le 4 mai 1881. Nommé professeur de peinture d’après nature à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles en 1900, il en devient directeur en 1904 pour un mandat de trois ans, interrompu par sa mort l’année suivante.
Des œuvres de Verheyden sont signalées dans plusieurs collections muséales belges, notamment aux Musées royaux des beaux-arts de Bruxelles, au Musée d’Ixelles et au Musée des beaux-arts de Gand. Le Musée Charlier conserve, selon la source, Pêcheur aux anguilles dans les marais de Genk, une huile sur toile de 1905, ainsi qu’un Portrait du peintre Franz Courtens daté de 1890. La page de la galerie répertorie également Pêcheur, huile sur toile non signée de 1890, et Moulin à vent, huile sur toile marouflée sur toile, non signée et datée de la même année.
Cette fiche réunit les repères d’identité de Isidore Verheyden et les références de tableaux, dessins et œuvres sur papier retrouvées dans les catalogues de ventes.
2 références sont documentées auprès de Dobiaschofsky, Piguet. Chaque notice renvoie à sa source ; les montants ne constituent pas une estimation générale de l’artiste.
Notice documentaire SwissArtGallery, rédigée à partir des sources citées. Les titres, techniques et mentions sont proposés dans la langue de la fiche ; le texte original du catalogue reste accessible dans chaque notice. Documentation mise à jour : 2026-10-19