Marianne von Werefkin
Née en 1860.
Meurt en 1938.
Suisse / scène suisse
Marianne von Werefkin (également citée Marianna Vladimirovna Veryovkina) se singularise par une trajectoire documentée qui associe une formation auprès d’un maître reconnu, l’engagement dans des initiatives collectives à Munich et une installation en Suisse au début du XXe siècle. La variante onomastique figure dans plusieurs notices biographiques et sert d’indice utile au repérage des sources. En 1880, elle devient élève d’Ilia Répine, relation pédagogique régulièrement mentionnée par les sources comme un jalon de sa formation artistique.
En 1888, un accident de chasse lui provoque une blessure à la main droite; les notices indiquent qu’elle reprend ultérieurement la pratique picturale après rééducation ou adaptation. Installée à Munich, elle fonde en 1897 l’association dite Brotherhood of St. Luke (compagnons de Saint‑Luc), initiative citée dans les sources et décrite comme antérieure à d’autres réseaux artistiques mentionnés dans les notices. Selon les notices, son œuvre connaît un basculement stylistique vers l’expressionnisme à partir de 1907, date à laquelle apparaissent ses premiers tableaux qualifiés d’expressionnistes.
Dans le panorama des avant‑gardes allemandes, plusieurs sources la rattachent au groupe Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu), qualification attestée par les notices consultées. À la déclaration de la Première Guerre mondiale, son parcours la conduit à émigrer d’Allemagne vers la Suisse autour de 1914, avec des séjours signalés près de Genève, puis à Zurich, avant de s’établir durablement à Ascona. Les notices indiquent des mentions de conservation à Ascona sous des vocables variables — Museum of Modern Art, Musée Communal d’Art Moderne ou Fondation Marianne Werefkin — selon les sources consultées.
La présence de son œuvre sur le marché est également documentée : par exemple, Styx a été vendu chez Christie’s le 25 juin 2008 pour la somme rapportée dans les comptes de ventes.
Marianne von Werefkin décède le 6 février 1938 à Ascona, information consignée par les dépôts funéraires et les notices biographiques. Le dossier disponible met en relief une carrière articulée autour d’une formation initiale auprès d’Ilia Répine, d’initiatives collectives à Munich, d’un virage vers l’expressionnisme autour de 1907 et d’années suisses durant lesquelles plusieurs de ses pièces sont conservées localement et présentent une présence documentée sur le marché.