Friedrich Dürrenmatt
Né en 1921.
Meurt en 1990.
Suisse
Friedrich Dürrenmatt se présente comme une figure polymorphe de la culture du XXe siècle, exerçant simultanément les métiers d’écrivain — notamment de romans policiers —, de dramaturge et d’artiste peintre.
Son activité picturale est diverse dans les techniques : dessin, collage, lithographie, illustration et peinture murale figurent parmi les médiums qu’il a pratiqués. Il a mené cette production visuelle en parallèle d’un travail littéraire soutenu, peignant et dessinant beaucoup tout au long de sa carrière artistique.
Un témoignage remarquable de son engagement pictural sont les larges peintures murales qu’il exécuta dans la mansarde parentale à Berne, œuvres redécouvertes, dégagées et restaurées seulement au début des années 1990.
Tout au long de sa vie, Dürrenmatt a conservé une part importante de sa production picturale dans un cercle privé : selon les notices, il « ne les vend pas et les expose peu ».
Parallèlement à cette pratique plastique, son œuvre littéraire comporte des titres majeurs restés dans la mémoire critique et publique, parmi lesquels Le Juge et son bourreau (1952), Le Soupçon (1953), La Promesse (1958), La Panne (1958), La Visite de la vieille dame (1956) et Les Physiciens (1962).
Sur le plan des archives, Dürrenmatt avait négocié le don de ses manuscrits à la Bibliothèque nationale suisse, une cession subordonnée à la création des Archives littéraires suisses.