Charles Giron
Né en 1850.
Meurt en 1914.
Suisse / lié à la scène suisse
Charles Alexandre Giron (2 avril 1850, Genève – 9 juin 1914, Genthod) est documenté comme peintre et critique d'art, formé à Genève auprès de François Diday et Barthélemy Menn, puis entré dans l'atelier d'Alexandre Cabanel à l'École des beaux‑arts de Paris avant de mener une activité partagée entre la France (Paris, Cannes) et la Suisse.
Il fait ses débuts publics au Salon en 1876, y présentant des portraits et des paysages, et quitte la Suisse pour Paris en 1872, avant de revenir en Suisse en 1896.
Outre son activité picturale, il intervient comme critique d'art et est connu pour avoir pris publiquement la défense du peintre Ferdinand Hodler.
Son entourage professionnel et amical inclut des figures telles que Gustave Henri de Beaumont et Albert Bartholomé, échanges et dons d'études ou d'objets ayant marqué sa pratique documentaire.
Plusieurs œuvres de Charles Giron sont conservées dans des institutions publiques: Femme aux gants (dite La Parisienne), 1883, figure au Petit Palais (Paris); Jeune fille d'Unterwald (1899) est répertoriée au Musée des beaux‑arts de La Chaux‑de‑Fonds; il a réalisé une vaste peinture murale, Le Lac des Quatre‑Cantons, le berceau de la Confédération (1901, 5 × 12 m), pour la salle du Conseil national au Palais fédéral de Berne; enfin la Fête des lutteurs (1905) est signalée au Grand Hôtel de Giessbach.
Pour ses activités, il a reçu des distinctions: nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1888 et chevalier de l'ordre de Léopold en 1887; la ville de Genève a par ailleurs donné son nom à une rue et à une école.
La documentation contemporaine comprend une thèse universitaire (Claudia Villa, 1997), des entrées dans des dictionnaires de référence (Bénézit, Dictionnaire historique de la Suisse) et des notices d'autorité (VIAF, ISNI, BnF, IdRef, GND); plusieurs œuvres et portraits datés (ex. portraits de Gustave Moynier 1900, Philippe Monnier 1907, Jeune fille d'Unterwald 1899) sont visibles dans des banques d'images et catalogues en ligne, et des œuvres de Giron ont été montrées dans des rassemblements posthumes tels que l'exposition «Cent ans de peinture genevoise» en 1957 au Musée Rath / Musée de l'Athénée.
En matière de recherches en ligne, noter que plusieurs résumés disponibles exploitent ou réutilisent du texte sous licence CC‑BY‑SA; pour toute publication il est conseillé de vérifier la provenance exacte des notices et des reproductions.
En synthèse, la trajectoire de Charles Alexandre Giron relie une formation genevoise et parisienne à une activité picturale conçue pour des publics publics et institutionnels — des portraits et paysages de Salon aux commandes murales et aux tableaux aujourd'hui conservés dans des musées à Paris, à La Chaux‑de‑Fonds et à Berne — offrant un corpus dont la consultation se fonde sur des notices établies et des collections accessibles.





