Ali Adeli
Né à Téhéran (Iran) en 1946.
Meurt à Région de Hamadan (Iran) en 1997.
Iranienne · Abstraction géométrique et recherche cinétique · arts appliqués, architecture d’intérieur et design
Artiste, architecte d’intérieur et designer iranien actif entre Téhéran, Genève, Fribourg et la Californie, Ali Adeli développe une pratique dans laquelle peinture, construction de l’espace et arts appliqués se répondent. Sa formation à l’École des beaux-arts de Téhéran, entreprise au début des années 1960, lui donne une assise dans le dessin qui continue d’orienter ses projets architecturaux comme ses recherches plastiques.
Installé à Genève en 1982, il travaille comme designer pour une entreprise liée à la tradition verrière de Murano. Il rejoint ensuite Fribourg, où il participe comme conseiller artistique à un projet éditorial. La Suisse devient ainsi l’un des principaux foyers de son activité, aux côtés de l’Iran.
Entre 1985 et 1987, des séjours professionnels en Californie élargissent son champ d’intervention à l’aménagement intérieur, au décor et à la conception d’objets en édition limitée. Ces expériences confortent son intérêt pour une synthèse entre l’Art déco, les matériaux précieux, la surface picturale et le design fonctionnel.
De retour à Fribourg, il ouvre en 1987 un espace réunissant atelier et galerie. Dans la série L’or dans l’art, il expérimente la feuille d’or, la coquille d’œuf, l’acrylique et le bas-relief en plâtre. La lumière n’y joue pas un rôle seulement décoratif: elle souligne les gravures, les reliefs et les transitions colorées, transformant la surface en objet construit.
À partir de 1988 environ, le cube et ses déformations perspectivistes deviennent le principe central de sa «géométrie créative». Reliefs facettés, feuilles d’argent, miroirs et contrastes optiques rattachent son travail à l’abstraction géométrique et aux recherches cinétiques, dans le sillage des expériences visuelles qu’il admirait chez Victor Vasarely. Sous la marque Adeli Création, il transpose ce langage dans des meubles, des miroirs, des luminaires et des éléments destinés à l’architecture.
En 1993, il retourne en Iran et reprend une activité architecturale à Téhéran, intervenant notamment sur le projet de la tour Park Miniature. Il y présente un ensemble de ses œuvres en 1994. Son parcours conserve ainsi une cohérence singulière: peinture, relief, design et architecture constituent les dimensions complémentaires d’une même recherche sur la forme, la matière et la perception.