Alfred Manessier
Né en 1911.
Meurt en 1993.
Scène suisse — pays à vérifier
Alfred Manessier (1911–1993) est présenté dans les sources comme un peintre non-figuratif français, rattaché à la « Nouvelle École de Paris », dont l’usage intensif du vitrail à partir de 1947 et, selon SIKART, la réalisation du « premier vitrail non-figuratif pour un édifice sacré » au XXe siècle forment une des singularités documentées de son parcours.
Né le 5 décembre 1911 à Saint-Ouen (Somme), il poursuit une formation aux Beaux‑Arts d’Amiens puis rejoint l’Académie Ranson à Paris où il suit notamment l’atelier de Roger Bissière. S’installant à Paris en 1938 — année où il épouse Thérèse Simonet le 15 octobre — il est mobilisé au moment de la Seconde Guerre mondiale et démobilisé en 1940, puis apparaît en 1945 comme cofondateur du Salon de Mai; il meurt le 1er août 1993 à Orléans (Loiret).
Son activité recouvre plusieurs techniques : peintre, verrier et mosaïste, dessinateur et lithographe ; le vitrail devient une part importante de son œuvre à partir de 1947, et il aborde également, dans les années 1960, la création de costumes pour le théâtre et des formats lithographiques exceptionnels. Selon SIKART, sa contribution au vitrail concerne en particulier la Suisse, où près de quatre‑vingt‑dix œuvres lui sont attribuées pour la période 1952–1990. Malgré une présence marquée dans des lieux de culte par ses tapisseries, peintures et vitraux, les sources notent qu’il a refusé l’étiquette de « peintre religieux », même si le travail liturgique occupe une part importante de son activité à partir de 1947.
Des notices consultées signalent la présence d’œuvres dans des collections publiques internationales, notamment l’Art Institute of Chicago, la Tate à Londres et le Museum of Modern Art à New York.









