Abraham Hermanjat
Né en 1862.
Meurt en 1932.
Suisse / lié à la scène suisse
Abraham Hermanjat est la signature usuelle sous laquelle l’artiste est documenté.
Formé aux Écoles municipales d’art de la Ville de Genève, il travaille successivement dans les ateliers de Barthélemy Menn et d’Auguste Baud‑Bovy, étapes fréquemment citées pour situer ses acquis techniques et son ancrage initial.
Ses premiers motifs connus incluent une peinture orientaliste datée, Campement en Algérie (1892), aujourd’hui conservée au Musée d’art et d’histoire de Genève, signalant l’un des registres thématiques parcourus par l’artiste et rapproché, dans les sources, d’approches post‑impressionnistes et orientalistes.
Dans le courant du siècle, sa production paysagère alpine se cristallise autour d’œuvres comme Les Rochers de Naye en mars (sans date, attribué vers 1904) conservé au Museum zu Allerheiligen de Schaffhouse ; la documentation disponible relève pour cette toile un lien éditorial avec la série de Cézanne.
D’autres paysages datés ou datables, tels que Château de Glérolles en hiver (1908 ou peu avant, tempera, Fondation Abraham Hermanjat, Nyon) et Paysage d’automne (sans date [1908‑1909], Musée cantonal des beaux‑arts de Lausanne), témoignent de son intérêt soutenu pour la topographie régionale et le traitement chromatique des saisons.
Les sources associent son œuvre à plusieurs courants et approches — fauvisme, divisionnisme, postimpressionnisme — et mentionnent également des rapprochements ponctuels avec le « hodlérisme » et le « cézannisme », sans les présenter comme exclusifs.

