Jean Huber
Né en 1721.
Meurt en 1786.
Suisse / lié à la scène suisse
Autodidacte, Jean Huber se distingue par deux voies d’expression singulières : les « tableaux en découpures », qu’il invente vers 1755, et les nombreuses représentations de Voltaire qui le font connaître à travers l’Europe à partir d’environ 1760. Il décline les traits de son célèbre voisin à l’huile, en gravure et, surtout, en silhouettes chantournées dans des cartes à jouer ou du papier ; cette spécialisation lui vaut le surnom de « Huber-Voltaire ».
Vers 1768, Catherine II de Russie lui commande un cycle consacré à la vie domestique de Voltaire, connu sous le nom de « Voltairiade ». Inscrit dans la vie publique genevoise comme membre des Deux-Cents dès 1752, Huber est également présenté par le Dictionnaire historique de la Suisse comme l’une des figures de l’école de peinture genevoise naissante et un pionnier de la peinture pastorale.
Dans la dernière partie de sa vie, il étudie les chevaux et les oiseaux de proie. En 1783, une note sur la direction des ballons expose une réflexion fondée sur le vol de ces oiseaux ; l’année suivante, il publie à Genève ses « Observations sur le vol des oiseaux de proie », accompagnées de sept planches de sa main.