Peintre paysagiste, graveur, aquafortiste et ethnologue autrichien, Ludwig Hans Fischer (1848–1915) développe une pratique qui associe la peinture et l’estampe à l’observation et à l’étude de sujets rencontrés au fil de ses voyages. Formé à l’Académie des beaux-arts de Vienne, il étudie la peinture auprès d’Eduard von Lichtenfels, la gravure avec Louis Jacoby et l’eau-forte auprès de William Unger. Après ses études, vers 1875, il voyage en Italie, en Espagne, en Égypte, en Tunisie, en Libye, en Palestine et en Inde, avant de s’établir à Vienne. Une bourse obtenue en 1875 finance un voyage au Moyen-Orient et en Palestine, dont il tire un carnet de croquis ; un autre paraît en 1879, à la suite de déplacements en Turquie, à Jérusalem et au bord de la mer Morte. Il expose à Vienne cette même année. Au cours de ses voyages, Fischer réalise de nombreuses aquarelles et esquisses sur le motif.
Son activité ne se limite pas aux œuvres de voyage : en 1889, il réalise neuf grands paysages pour le Musée d’histoire naturelle de Vienne, produit des séries d’eaux-fortes et de gravures — parmi lesquelles l’ensemble publié sous le titre « Historical Landscapes from Austria-Hungary » — et conçoit plusieurs monnaies pour la Société numismatique de Vienne. Une notice de vente décrit l’aquarelle « Im Gewürzbasar (Misir Carsisi) in Istanbul », signée et portant une inscription qui situe le sujet à Istanbul. Une autre documente une vue du Wienfluss dans le Stadtpark de Vienne, signée et datée de 1896. Un paysage du fleuve Tungabhadra, en Inde méridionale, est décrit comme une aquarelle sur crayon datée de 1889 et localisée par une inscription ; une huile sur toile représentant le Taj Mahal depuis les rives de la Yamuna porte, selon la notice, les initiales « LHF ».
À Vienne, Fischer fonde un club d’aquarellistes et publie des ouvrages consacrés aux techniques de peinture : « Die Technik der Aquarellmalerei » paraît en 1888, puis « Die Technik der Ölmalerei » en 1911. Ses publications témoignent aussi d’intérêts plus larges. En 1890, il fait paraître « Indischer Volksschmuck und die Art ihn zu tragen », consacré aux parures populaires indiennes et à leur manière d’être portées ; en 1898, « Eine neolitische Ansiedelung in Wien (Ober-St. Veit), Gemeindeberg », sur un établissement néolithique à Vienne. La source biographique lui attribue plus de quarante livres, comprenant notamment des manuels, des ouvrages pratiques et des guides.
Cette fiche réunit les repères d’identité de Ludwig Hans Fischer et les références de tableaux, dessins et œuvres sur papier retrouvées dans les catalogues de ventes.
2 références sont documentées auprès de Dobiaschofsky, Piguet. Chaque notice renvoie à sa source ; les montants ne constituent pas une estimation générale de l’artiste.
Œuvres référencées en ventes publiques
Dobiaschofsky · Lot 1044
Paysage côtier du Sud avec un temple antique
Aquarelle
Texte original du catalogue
Südliche Küstenlandschaft mit antikem Tempel. Aquarell
Notice documentaire SwissArtGallery, rédigée à partir des sources citées. Les titres, techniques et mentions sont proposés dans la langue de la fiche ; le texte original du catalogue reste accessible dans chaque notice. Documentation mise à jour : 2026-10-19