Après son retour en Westphalie, il s’inscrit à l’Académie des beaux-arts de Düsseldorf à l’automne 1945. Invité par Dina Vierny, il découvre Paris en 1951, puis y installe un atelier, dans le quartier de Denfert-Rochereau, en 1955.
À partir de 1952, parallèlement à la peinture informelle, Zangs travaille à des œuvres plus personnelles à partir d’objets de récupération, qu’il s’approprie et ordonne dans le cadre de ce qu’il appelle le « Blanchiment ». Il recouvre ces objets d’un voile de peinture blanche sans les faire disparaître : leur identité demeure perceptible sous l’intervention. Dans les Collages-Objets, il organise généralement les éléments de manière frontale sur un fond — une porte ou une tablette de placard. En 1953 et 1954, il développe aussi les séries des Pliages, Plus-minus, Nouages et Peintures-Relief. Pour une exposition à la Dryan Gallery de Londres en 1957, il utilise un essuie-glace de voiture comme pinceau ; cette expérience est associée à la série des Peintures à l’essuie-glace et à l’introduction de la couleur dans son travail.
En 1977, invité par Rolf Dittmar, Zangs participe à documenta 6, à Cassel. Après l’amputation de ses deux jambes en 1992, il vit en fauteuil roulant et cesse de voyager, tout en poursuivant son œuvre. La Fondation Cartier lui consacre en 1995 sa première exposition personnelle institutionnelle en France. En 1997, il participe à « L’empreinte », au Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou. Après sa mort, plusieurs expositions reviennent sur son travail : le Westfälisches Landesmuseum de Münster présente en 2004 « Frühe Objektverweißungen 1952-1954 » ; en 2007, le Musée Zadkine à Paris et le Kunstmuseum Liechtenstein à Vaduz lui consacrent chacun une exposition. En 2008, la Städtische Galerie im Park de Viersen présente un ensemble d’œuvres couvrant la période 1947-2003.
Cette fiche réunit les repères d’identité de Herbert Zangs et les références de tableaux, dessins et œuvres sur papier retrouvées dans les catalogues de ventes.
10 références sont documentées auprès de Artcurial Beurret Bailly Widmer, Germann, Piguet, Schuler, Lempertz. Chaque notice renvoie à sa source ; les montants ne constituent pas une estimation générale de l’artiste.
Notice documentaire SwissArtGallery, rédigée à partir des sources citées. Les titres, techniques et mentions sont proposés dans la langue de la fiche ; le texte original du catalogue reste accessible dans chaque notice. Documentation mise à jour : 2026-10-19