La peinture de marine est au cœur de la réputation d’Ivan Aïvazovski : les sources lui attribuent plus de 6 000 œuvres, dont environ la moitié sont des marines. Pour peindre, il travaillait de mémoire, guidé par ses sensations et par une esquisse au crayon plutôt que par des études préalables. La source rattache son œuvre au romantisme du XIXe siècle et observe qu’une tendance réaliste se manifeste plus tard dans ses tableaux, sans en faire disparaître la dimension romantique. Parmi les œuvres mentionnées se trouvent Clair de lune (1849), La Neuvième Vague (1850), Tempête (1854) et La Mer Noire (1881), ainsi que L’arc-en-ciel (1873), Naufrage (1876), La Vague (1889) et La Maria prise dans la tempête (1892).
Après une première formation au Gymnasium de Simferopol, il rejoint en 1833 l’Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg ; il en sort diplômé en 1837 avec une médaille d’or. L’Académie le charge ensuite de peindre des marines en Crimée pendant deux ans ; au cours de ce séjour, il navigue sur des navires de la Marine impériale russe. À son retour en Russie, il est nommé membre de l’Académie de Saint-Pétersbourg en 1844, puis peintre de l’état-major de la Marine impériale russe en 1845. Il participe par la suite à plusieurs expéditions de la flotte russe et se rend notamment en Turquie, en Grèce, en Égypte et en Amérique. Alexeï Bogolioubov travaille avec lui à l’état-major de la marine russe à partir de 1853. Après lui avoir commandé plus de quarante toiles, le sultan Abdülaziz l’invite à Constantinople en 1874 et l’y décore de l’ordre de l’Osmaniye.
À Théodosie, il crée une école des arts en 1865, et met également en place une école arménienne et une imprimerie ; il contribue par ailleurs à des projets locaux, parmi lesquels la construction d’une chapelle, le réseau d’adduction d’eau et une ligne de chemin de fer. Ses expositions ont notamment lieu à Moscou, Saint-Pétersbourg, Tiflis, Paris et New York, ainsi qu’à Vienne en 1873, à Florence en 1873 et 1874, et à Nice en 1874, 1886 et 1897. En 1841, le pape Grégoire XVI acquiert Le Chaos pour le musée du Vatican. Sa maison de Théodosie devient un musée en 1889, où sont conservées de nombreuses œuvres de l’artiste. À Paris, le Musée national de la Marine présente l’exposition Aïvazovsky (1817-1900), la poésie de la mer du 7 février 2007 au 20 janvier 2008.
Cette fiche réunit les repères d’identité de Ivan Aïvazovski et les références de tableaux, dessins et œuvres sur papier retrouvées dans les catalogues de ventes.
Repères de ventes documentés
1référence de vente
1maison de ventes
1résultat chiffré attesté
Artcurial Beurret Bailly Widmer
Les références comprennent les catalogues et les résultats disponibles ; elles ne correspondent pas toutes à des ventes réalisées. Les résultats chiffrés excluent les attributions et les lots particuliers.
Notice documentaire SwissArtGallery, rédigée à partir des sources citées. Les titres, techniques et mentions sont proposés dans la langue de la fiche ; le texte original du catalogue reste accessible dans chaque notice. Notice mise à jour :
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